Soleil, sable fin, fin et blanc. Repos. Je me rappelle Serge de T, tas de sable jaune sur les bords de seine troués d'ombres des feuillages vert vert sombre. Aller en travers du Bois. Marcher dans les feuilles mortes, humer, l'allée de la Reine Marguerite en direction porte Maillot, j'avais souvent rêver me mêler à celles qui, très grandes, de bronze, verge à l'air, un soir, une nuit en compagnie de. Les rues autour de l'immeuble blanc, un rien crasseux, fougères, plantes vertes aux balcons, quand je repartais en habit conforme. Plus d'habit conforme, la robe de dentelle noire, la seule alors, les sandales à talon carré sans vraie grâce pour les jambes. Je n'avais que...alors. Au bras de Serge de T, vieillard élégant, de prestance. Désormais, je venais le branler de mes pieds, huile sur le sexe, pieds dessus. Je portais au petit gauche une perle, un rubis - faux - qu'il y avait glissé et que je ne quittais plus, même en habit conforme. Il savait tout de moi, savait aussi comme je lui appartenais si même ma vie ailleurs. Les heures brèves que nous passions ensemble, il jouait avec moi sans façon, sachant comme je répondrais. Après la première fois, il savait que je lui étais acquise. Une semaine passa, de lutte avec moi-même, au terme de laquelle j'acceptais ce qu'il avait ranimé en moi. Dix jours exactement, et d'une cabine, je l'appelais. Sa voix rogue, suggestive frissonna en moi et je raccrochais mal au ventre. Il était dix heures du matin, à midi j'étais au pied de son immeuble. Je sonnais, montais, pénétrais le triangle de la porte entrouverte. Dans le col de ma chemise, un collier à gros maillons de métal. Bientôt à mes oreilles de même, lourdes parures de métal. Les yeux faits, étirés de khôl, paupières saturées d'or, je succombais à son premier baiser, jaillissais entre ses doigts, les ongles incolores, la pierre noire et froide. Après, j'étais allongée dans le salon, clarté grise de nuages plombés, allongée, robe retroussée, bas noirs, bijou à l'air qu'il suçait. Je n'avais plus goût à rien, je savais cependant que j'étais dans mon élément. Je le regardais rouler entre ses doigts les bas, même geste que la fois précédente, humer puis sucer les orteils. Je tirais sur sa ceinture, avais son sexe dans la bouche, glissais le pantalon au sol, défaisais sa chemise, dénudant son torse d'un marcel à l'ancienne, torse rond, chairs flasques, toison blanche. Il se dressait nu, en chaussette et slip, devant moi. Il retirait l'une et l'autre, fouillait dans un tiroir, en sortait un martinet à lanières courtes. Il s'avançait, en fouettait mes pieds, mollets et cuisses. Revenait aux pieds toujours, sa passion, son obsession. Pour lui plaire, j'avais écrit en lettres rouges avec du vernis son nom sur mon pied gauche avec des coeurs tout autour, j'avais également acheté des bagues de pied sur un catalogue x. J'en ai encore quelques-unes, si la plupart ont cassé depuis. Il ricanait de ces aveux, s'amusait que je puisse encore prétendre à une vie en dehors de lui. Si je voulais...disait-il. Si j'étais un salaud...Il me cinglait le cul juste pour souligner ces silences qui n'en étaient pas, ces mots non dits mais que je devinais aisément. Je savais qu'il avait raison, en même temps je ne mentais pas, j'avais envie de ces gestes, de ces aveux. Il me regardait de biais dans un des miroirs aux murs, tenant mon pied devant sa bouche, les lettres en évidence. L'image était obscène, et je l'aimais. J'aurais voulu qu'il en fît une photo qu'il aurait adressée à DEFI. Il refusait de rien laisser transpirer de ce qu'il faisait entre ces murs, ayant une position sociale à tenir. Je ne savais rien de celle-ci, sinon qu'il m'avait de nouveau donné un chèque conséquent et qu'il parlait de m'installer dans un studio non loin, afin de m'avoir sous la main chaque fois. C'està cela que je me refusais encore, à cela que je renoncerais, et c'est cela qui serait cause à terme de sa décision de rompre, mon indécision ou plutôt mon refus de blesser ailleurs.
En attendant, il me révélait à moi-même. J'étais de nouveau celle que Loulou avait ébauchée dans les années quatre-vingt deux et quatre-vingt trois, avec laquelle
j'avais rompu afin de préserver mes attachements d'enfant et aussi ceux d'une vie conforme, une vie autre que marginale et prostituée comme seule voie que je voyais alors. Allongée dans la
pénombre d'une chambre, je branlais son sexe de mes pieds et pataugeais dans son sperme fluet, cinglée de ses mots alors, genre voix rogue " tu es ma putain Liane tu es ma putain et je veux que
tu le sois totalement entends-tu" Je me voyais dans les glaces disposées savamment dans la pièce, mon visage fardée, silhouette croulant de bijoux, tétons peints, nombril de même et jusqu'à
la fente intime soulignée de rouge. Je en doutais pas de ce que j'étais, ne doutais plus, vibrant de ces heures brèves passées à ses côtés. J'aurais pu aller sous sa laisse dans les rues jusqu'au
Bois, je me voyais quasi nue, collier de cuir noir prolongé de sa laisse, allant selon sa main dans les rues assombries jusqu'au Bois. Bien sûr, il n'était question pour lui de tels jeux et
moi-même n'aurais-je pas défailli au premier pas hors de l'immeuble, dans la flaque sèche du dernier soleil avant la nuit ?
Certaine s'est interrogée sur mon récit d'hier, j'écrivais bien qu'il s'agissait d'une rêverie, car en ce moment je ne suis guère en forme. Néanmoins, possible que...car le sexe m'obsède et je m'ouvre très volontiers. J'ai tendance à penser à moi comme à l'enveloppe fendue d'un coupe-papier. Mais pour ne pas déplaire à celle qui m'interpelle de la sorte, je vais rappeler, j'ai dû déjà l'évoquer, ma rencontre avec Serge de T. Cette rencontre qui devait tant bouleverser ma vie. Rappelons le contexte, après avoir dans l'adolescence et les années suivantes connu le sexe homosexuel et les rencontres et partouzes comme travestie, j'ai rompu avec tout cela et entamé une autre vie, laquelle - si l'on compte la maladie, une dépression - a duré douze ans à peu près. Pendant douze ans donc, j'ai cessé sinon de me travestir d'en user pour des rencontres sexuelles. Puis, au détour de poses et de photos adressées à une revue x DEFI, un homme a pris contact par le biais de la revue, m'adressant un courrier auquel était joint un gros chèque. La lettre et le chèque me causèrent alors un choc tel que je prenais contact avec l'homme en question. Il s'agissait de Serge de T habitant N. Grosso modo un bois nous séparait, le bois de B. Il me proposait de nous rencontrer d'abord autour d'un thé chez lui. Je m'y rendais donc une après-midi de semaine, soufflée tout le long du trajet, allant à pied le long de la seine, prenant de biais parmi les arbres et sol meuble, arrivant à la lisière de la ville de N. Finissant par de courtes rues s'enchevêtrant, jusqu'au pied d'un immeuble ne payant pas de mine. Un interphone, je m'annonçais. Grésillement, une voix grave, rauque même répondait. Je montais.
L'homme se tenait dans l'ombre de la porte entrouverte. Vêtu de sombre, chemise blanche, cravate noire, le cheveu rare noir et gris raturé sur le crâne, le visage étroit, un profil aquilin. J'entrais, vêtue d'un jean de femme, d'une chemise blanche également de femme, une veste de velours pas attachée qui pouvait passer pour. Sur les derniers mètres du trajet, dans les feuillages encore, rouquins, du bois, j'avais passé un fond de teint de théâtre, du mascara aux cils ainsi qu'un rouge pourpre à mes lèvres. Le foulard à mon cou, d'une femme également, achevait ma silhouette trouble. Sans un mot, il m'enlaçait et m'embrassait violemment. Je répondais avec réserve d'abord puis fougue très vite. Veste rabattue aux épaules, chemise déboutonnée, une guêpière de velours noir se révélait sur ma peau blanche, soulignant les tétons rougis comme j'aimais faire. Serge de T me fixait de ses yeux petits et sombres, ricanement léger aux lèvres et plongeait à mon cou, ma nuque, mes épaules, mes tétons, mordillant et léchant et suçant tour à tour. Je me rappelais alors des scènes lointaines, enfouies, jamais ensevelies de ma jeunesse.
La pièce où il m'entraînait ensuite était claire, donnant sur la seine au loin, sablières sur le bord, péniches dans les feuillages. Un balcon moderne, de fer et plexi-glace, ajoutait à la dimension de la pièce, parquet et tapis, moquette claire par endroits. Je vous ai écrit que j'étais un fétichiste des pieds Liane, j'espère que vous y avez songé ?" Je m'asseyais, délaçais mes souliers, découvrant à terme des ongles pourpres sous un bas noir, une chaînette dorée à la cheville ainsi qu'un anneau au petit. Ravissant, il commentait avant de s'agenouiller et prendre mon pied et le porter à ses lèvres très minces, une ligne juste. Ses yeux sombres ne quittaient pas mon regard, insinuant clairement ce qu'il désirait, ce qu'il pensait de moi. J'avais la gorge sèche, le coeur qui cognait. Je défaisais mon vêtement tout à fait, la guêpière et le string et le porte-jarretelles et les bas, la chaîne barrant ma taille scintillant sur tout ce noir et blanc. Il me relevait alors, me faisait tourner au bout de sa main, admirant, détaillant de ses mots taillés dans le diamant ma silhouette, le désir que je lui inspirais. Malgré moi, j'étais trempée et il ne manquait pas de le préciser à haute et ironique voix. Montrez-moi, disait-il. Et je lui montrais ce qu'il appelait aussi mon bijou.
Je peux me rappeler la suite à quinze ans de distance, puisque cela se passait mi-novembre quatre-vingt dix sept, tant l'émotion renaissant au contact de cet homme je ne pouvais plus feindre, mise à nu par ses mots, ses yeux noirs, ses façons. Assise au fond du divan en cuir, je laissais ses mains et ses lèvres dérouler leur plaisir. Les bas avaient été roulés selon ses longs doigts aux ongles manucurés à mesure de ses baisers, et faisaient un tas sombre sur le parquet désormais. Il avait renoué à ma cheville la chaînette un instant ôtée afin de retirer le bas et ses ongles aigus recouverts d'un vernis incolore jouaient dessus tandis qu'il suçait et léchait l'ensemble du pied avant de le poser sur son sexe dégagé du slip vieilot, blanc avec poche devant et de m'inviter à le branler ainsi. C'est lui, le premier, qui m'a initiée à ces caresses, qui m'a appris à utiliser mes pieds pour donner du plaisir. Il faisait une belle lumière, la lumière s'intensifiait de l'heure avancée, je m'imaginais telle que j'étais, la silhouette féminine, peau blanche et glabre et grasse, à demi recouverte du costume sombre qu'il n'avait quitté, le pantalon juste abaissé aux cuisses, de mes pieds battant contre son sexe et criant à ses dents mordant mes seins, mes épaules, mon cou et ma nuque.
Lorsque ça avait été fini, il
n'avait pas eu à me demander de revenir. De moi-même, j'avais demandé, goûtant un plaisir pervers à m'humilier ainsi, en prolongement de l'humiliation de ses yeux noirs tout au long de
l'après-midi. Repartant, j'avais divagué longuement, avant de me reprendre, effacer le fard à mon visage et reprendre un chemin plus conforme.
Soleil et sable blanc, de ce sable si fin que main fermée il s'écoule. Comme la vie. Si je n'avais souci de garder peau blanche, comme je me roulerais au soleil dans l'empreinte chaude de sable! Mais je me dois de garder cette peau blanche qui déjà excitait tant Serge de T, comme il me l'écrivait très vite dans ses lettres ( voir index) Donc je passe beaucoup de temps dans l'ombre fraîche des murs plutôt.
Hier, cependant, fait du bateau, emmenée par un qui ne sait exactement qui je suis. La lumière sur ma peau imberbe, la trace discrète du vernis aux orteils. Je ne me cache pas, si je ne m'exhibe. Chacun me lit comme il l'entend, et c'est très bien.
J'imagine la dalle froide sous les pieds ( ça je ne l'imagine pas, mais plutôt celui qui marche ainsi) je somnole sur le lit, pénombre et ombres sur les murs, silence profond autour sinon le choc sourd des pieds. Les mains sont fraîches qui me surprennent. Je suis le mouvement des mains qui écartent mes cuisses. Hésitation ? Peut-être. Cependant les mains poursuivent saisissant les chevilles nettement. Puis remontent et descendent sans hâte. Je garde les yeux fermés, entre rêve et réel. Je perçois la silhouette, les paquets de poils noirs sur l'ensemble, j'imagine le sexe cou de poulet écorché. Ou empourpré et luisant. Je frémis je pense aux mains qui caressent et j'aspire à davantage. Donc, je m'attends au choc du sexe s'enfonçant d'un coup. Etonnée d'être ainsi prise du premier coup. Emplie. Maintenant immobile celui qui, ses mains à mes chevilles toujours. Puis il bouge longuement et très vite ensuite. Pas agréable, très agréable. Cela dure, je perds contact avec le temps comme avec le réel, je ne suis plus que sensations, émotions. Quand je commence à fatiguer, il vient. Décharge. Je le sens, je sens monter les spasmes par lesquels il se libère. Je suis mouillée à l'intérieur, émotion neuve. Puis il me libère de ses mains, de son poids.
Je marche nue, les fesses, le haut des cuisses mouillés de son sperme. Je sais cela tandis que je sens l'humidité de ma peau tandis que j'avance sans force. J'aime ça, cette sensation d'appartenance, de fécondation presque par l'autre. Sa peau dorée, sa gourmette me reviennent sur ma peau en geste de gratitude, comme de possession. Le message est clair : " reviens. Je le veux." Enfermée dans la salle de bains, je me barbouille de moi-même de ce que je recueille de son sperme. Comme, à S, je porte les bas sur lesquels des hommes ont joui pour en recevoir d'autres. Comme une marque au fer rouge.
A califourchon, je sens son sexe grimper en moi. J'aimerais des images, une caméra, un appareil photos pour saisir ces moments. J'imagine mon buste très blanc dans la pénombre, mon cul écrasé, épanoui sous ses mains et son sexe. L'éclat huilé de celui-ci. J'avale son sperme comme mon odeur sur son sexe.
Il repart. Mais je sais qu'il reviendra. Quoique, les hommes que je fais jouir ont tendance à ne plus. Je pense à Lutin, pas revu depuis que je l'ai pris nu, que
j'ai avalé une bonne part de son sperme. Parfois, si l'on se laisse aller au sentiment, on est déçu. Une pute est une pute, ceux qui viennent pensent ainsi, prennent et ne reviennent que leur
désir de nouveau assez vif pour cela.
Entre deux portes...J'écrirai aussi. Il le faudra. De ces rencontres à peine commentées parce que le réel trop prégnant. Dans la solitude actuelle, ces moments
reviennent avec acuité. Je les rapporterai dès que j'aurai le temps.
Je vous écris d'où je suis ( chut! Secret) Je m'y repose mais en vue de reprendre bien sûr. Où je suis, il y a du soleil mais je m'en protège, car ma peau blanche
est un atout ( dixit quelques-uns et déjà Serge de T dans le temps) Il y a du soleil et du sable et la mer n'est pas loin. Mer verte avec des fonds magnifiques pour qui veut en finir, mais ce
n'est pas mon cas et je me contente de caresser la surface de l'eau. Ah oui ? J'y suis seule si vous vous posez la question, grands vicieux ou jaloux je ne sais. Seule absolument et que fais-je
de mes journées ? Je me repose, me détends, me baigne, me repose encore, lis (beaucoup) pense à qui je suis qui je suis devenue, réponds à des textos, parfois vais sur le net ( mais très peu) et
réponds à mes mails ou ici. Sinon, je suis bien et rien ne dit que je resterai seule. Mais bon! Je me repose, j'en ai besoin, les mois précédents ont été durs avec une bonne centaine de
rencontres sur les six derniers mois (sans doute davantage) et certaines semaines jusque vingt. Oui, quand j'y repense, c'est plus près de cent cinquante que cent, avec bien sûr pas mal d'hommes
qui sont revenus et somme toute très peu de mauvaises rencontres. Donc, je suis pliée désormais à ce rythme et je ne dis pas que le soir, aux abords du sommeil, je ne mouille pas en pensant à tel
et tel. Simplement, j'avais besoin de repos et les circonstances y ont aidé.
Lien
<a http://www.castingxamateur.com/actrice-142-10563.htmlhref="http://www.allopass.com/check/red.php4?CA=X181048DY57MB" target="_blank"><img src="http://www.1001salopes.com/banners/intrologoani.gif" border = 0></a>