Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 09:45

Ecrire permet de tenir en laisse cette dérive de mon corps. J'ai une interview sur "avenue libertine" qui indique cette dérive. Je repense à Cynthia et ses boys, jamais revus en définitive, sans que je sache la part exacte de la douleur et celle de la peur de la tentation et sa dérive dans ma décision. Car, après les premiers jours où la douleur très vive anesthésiait toute autre sensation, les jours suivants j'ai été tentée de remettre ça. Il s'en est fallu de peu que je n'y retourne d'ailleurs, une résistance ultime, une fatigue trop précise, un rien qui n'était même pas une décision, une non décision plutôt.

En effet, de revoir l'endroit plutôt dépouillé et sinistre, de me revoir en butte à ces deux types, caressée de loin par Cynthia qui me préparait en fait à ce qui allait suivre, j'éprouve de nouveau l'éclair d'alors, la sensation violente d'être goûtée, désirée, d'être objet de désir, dépossédée de toute autre volonté que celle d'autrui ( j'avais déjà désiré pareil quand Michel m'avait invitée, été deux mil dix, chez lui, dans son couple, afin de m'offrir dans une soirée, dans un sex shop du nord - il était -il me semble - de saint quentin en Picardie - ça ne s'était pas fait, il me trouvait trop fragile, pas prête, trop "intello" - et je trouvais ça loin, compliqué, mais sur le fond j'avais envie) Oui, je mouillais affreusement - un d'eux de manquerait pas de le signifier, provoquant rires et commentaires vulgaires - sous ces six mains précises - bientôt celles de Cynthia s'effaceraient - ces quatre mains précises, vulgaires - ces deux sexes bientôt - me baîllonnant, me crevant.

Oui, j'avais été tentée de m'y soumettre de nouveau, en connaissance de cause cette fois. Je savais qu'il y avait des photos - une vidéo - qui avaient été prises alors que je me retrouvais à avoir peur, devenue jouet de leurs désirs extrêmes.

J'avais eu envie d'ens avoir plus à leur propos, d'entrer - pourquoi pas - en possession d'au moins certains clichés. Puis, alors que j'avais donné monaccord, j'avais fini par renoncer. par fatigue surtout, même si la peur aussi. Mais la peur était dominée par le désir de plus, d'y goûter de nouveau. Malgré.

Au fond, Alex avait eu le tort  d'être doux. Il est vrai que je serais peut-être morte sous une autre cravache moins attentive. Mais c'était pourtant de celle-ci, non de celle-là, que j'avais faim au profond du désir.

André était - de ce point de vue - mais il ne maniait pas cravache ni corde ni gants de latex comme Alex - l'écho exact de ce désir. André plus que Pierre - si ce dernier avait semblé vouloir  étrangler puis arracher ma langue à notre premier baiser.

Plus que S même si ce dernier savait m'allumer par ses façons humiliantes.

Oui, écrire permet que je jugule certaines de ces tentations extrêmes qui me traversent souvent. Les photos promises - jamais tenues - par Maître François dans le profond du bois de boulogne, dépouillée, pieds nus foulant le tapis profond des feuilles mortes, décolorées, laisse battant la cadence le long de ma nuque et mon dos.

Par exemple.IMGP9928

Par D'Argueil - Publié dans : putes gratuites - Communauté : LADYBOYS
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