*
Il m’attend à la sortie du métro. Clarté blanche de l'avenue. M'embrasse sur les joues. Me caresse les fesses dès une rue déserte. Je pourrais m'offrir à lui tout de suite malgré les rares badauds, les fenêtres ouvertes à la lumière, ce groupuscule d'enfants et d'adolescents désoeuvrés sur leurs bicyclettes.
Je me déshabille. J'ai revêtu l'habit qu'il voulait : guêpière de soie noire d'une taille
trop petite, jarretelles et résilles noires. Souffle coupé, je tourne devant lui, ayant chaussé les escarpins noirs tout escprès dans le sac apporté. Il bande à travers son jeans et j'apprécie l'hommage. Je le lui dis de ma voix sourde et rauque, sans éprouver la moindre honte. Ses mains volettent autour de moi et ma bouche est mordue par la sienne avant que j'esquisse le moindre geste.
Il me caresse partout, me suce, me lèche. Je lâche des mots tendres, des mots idiots, comme j'ai lâché l'autre fois le chapelet de pets, avec cette même liberté acquise récemment et depuis que j'admets qui je suis.
3
Belle pédale, tantouze. Ma tantouze", ses yeux ardents dans les miens, il chuchote, me susurre. Et j’acquiesce conquise, répondant à ses baisers, suçant léchant son torse brun velu avidement.
Cette fois, il s'enfonce sans effort. Je remue les hanches lentement accompagnant son va et vient. Je lâche des crudités afin de maintenir son excitation à son comble ainsi qu'il le réclame. Ma bouche grasse et rouge grasseye de ces mots longtemps lus et jamais prononcés et qui sont d'une putain.
Ma putain il dit tendrement, menant sa verge apoplectique à ma bouche.
Je lui lèche, suce les pieds tandis qu'il m'éclate comme un furoncle à la figure.
Ma figure de putain, comme je dis quand il me mène au miroir pour m'y voir.