Mercredi 17 mars 2010
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Mars, le 8, suicide du frérot.
Le 16, date de sa naissance. Il y a quatre ans, décès du b.p quand je suis dans les bras de Robert, quasi début de ce chemin qui arrive à aujourd'hui. Le 15 de ce mois donc, à sucer André,
mine ronde surmonté d'un chaume, l'air dur et au fond gentil. Sa grosse bête blanche qu'il me fourre dans la bouche à m'en étouffer, le tout accompagné de mots crus, mots durs, sans concession.
Dehors, beau soleil, soleil récent après un rude hiver, spasmes qui semblaient ne devoir finir.
Je refais le dessin de mes lèvres au rouge. Il dit que non, trop rouge, trop pute, clown.
Je le suce, développe toute ma science acquise à force. Quand il vient, je suis surprise, certaine jusque là que faute de prostate....Je me suis trompée. Une virgule de sperme me l'indique. Il
propose de me prendre, renonce vite. La peur du sida, peur iraisonnée, peur absolue.
Je pose, il me prend...en photo. Buvons, lui du vin, moi du sirop mêlé à de l'eau. Puis il me fixe et je sais ce qu'il veut.
A califourchon sur son sexe, mais refus de pénétrer. Il me branle, me branle. Il veut que je jouisse. Veut que je lui dise que je suis une fille à bite, une fille qui aime plus que les queues, la
bonne grosse queue d'André. Que je ne vais plus pouvoir m'en passer.
Deux jours. Les lèvres gercées toujours, très rouges. Je me vois penchée dessus. Me revois. J'ai faim.
Toujours. Encore.
Demain, avec une autre travestie ?
Par D'Argueil
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Publié dans : putes gratuites
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